Les Saint-Germain d'Apchon, toute une histoire...

 

 


Aujourd’hui, les ruines du château de mes ancêtres surplombent la petite ville d’Apchon. Dressé à 1119m d'altitude, sur un neck basaltique, ces ruines dominent la Haute Auvergne. C’est l'un des plus anciens châteaux d'Auvergne.

À partir du Xe siècle, Apchon s’inscrit parmi les premiers châteaux forts érigés par les seigneurs féodaux afin de consolider leur autorité et d’affirmer leur puissance, ce qui le classe parmi les édifices les plus anciens d’Auvergne. Si aujourd’hui il ne reste que des ruines, son histoire reste toujours ancrée dans la commune et est mise en valeur notamment grâce à l’association Apchon Patrimoine au Cœur.

Voici quelques ancêtres fondateurs de la dynastie des Saint-Germain d’Apchon

Arthaud De Saint-Germain ca 1240-1301

Arthaud III De Saint-Germain 1275-1325

Arthaud IV De Saint-Germain d'Apchon 1301-1328

Arthaud V De Saint-Germain d'Apchon 1323-1388

Chatard IV De Saint-Germain d'Apchon

Arthaud VI De Saint-Germain de Saint Germain d'Apchon 1371-1440

Arthaud VII De Saint-Germain d'Apchon /1431-1494

Quelques précisions concernant Arthaud V de Saint-Germain seigneur de Montrond. Il fut seigneur de Montrond les bains de Rochetaillée, de Panissières, de Chambost et d'Essertines et Chevalier.



Marié avec Marguerite de Lignières (DCD en 1375) La seigneurie de Lignières-Châtelain appartint à la famille De Lignières de 1208 à 1451. Le mariage de Marguerite De Lignières, dernière du nom, avec Robert des Essarts, fit passer le domaine dans cette famille. Les Des Essarts se succéderont jusqu'en 1767; année d'entrée en possession, par le mariage de Marie-Catherine des Essarts de Lignières avec Jean-Baptiste de Calonne, alors seigneur de Cocquerel et qui fut le dernier seigneur du lieu en 1789. La famille Des Essarts portait "de gueules à trois croissants d'or"; ce sont ces armes que la commune reconnaît en 2012. Elle n'a pour autant jamais délibérer à leur sujet. (Jacques Dulphy)

Artaud V et sa famille quittent Montrond en 1730 pour s’établir près de Paris. Le dernier marquis, Antoine-Louis-Claude, né le 24 août 1749 sera Maréchal de camp en 1788. - Selon Antoine Kocher dans son ouvrage "Montrond, seigneurs et château", la dernière mention d'un seigneur d'Apchon à  Montrond date de 1726.

Toute la famille quitta ensuite le Forez pour Paris. En 1793, quand Muscadins (royalistes) et Jacobins s'affrontaient, une fraction de l'armée royaliste de La Roche-Négly, commandée par le général de Nicolaà¿, accepta à  Montrond l'hospitalité que voulut bien lui offrir le dernier des d'Apchon. La colonne n'y séjourna que deux heures le 11 septembre. Le lendemain, les républicains, sur l'ordre de Javogues et "bien trop lâches pour attaquer de face leurs adversaires" (Salomon) mirent le feu au château "repaire du fanatisme et de l'intolérance" qui avait, on ne sait par quel miracle, échappé au démantèlement des places fortes ordonnée par Richelieu. Le régisseur, Jean-Charles Rombau fut tué. Quant au seigneur du lieu, Antoine-Louis-Claude d'Apchon, il fut guillotiné à  Paris. (Le château passa ensuite aux mains des Biencourt puis en 1820 à  celles de Victor Dugas, maître de forge de Saint-Chamond qui le démantela et vendit les pierres. Il devint enfin la propriété de famille de Boissieu-Prunelé. Aujourd'hui il est propriété municipale).

Antoine-Louis-Claude d'Apchon , condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le 18 germinal an II (7 avril 1794) à l’âge de 45 ans, est guillotiné le 7 avril 1794 place de la révolution à Paris avec son épouse.

Michel Benoit de Saint-Germain d'Apchon

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